Ouvrages d’Aloysia Romaine Berens

 

 

 

Publications en allemand :

 

Herkunft und Identität von Jean Perreal im Lichte der Renaissance-Literatur

Luxemburg 2001, ISBN: 2-87996-950-6 (19 €) 

Norderstedt 2007, ISBN: 9783837001136 (29 €)

 

Origine et Identité de Jean Perréal selon des sources littéraires.

 

Aucune source historique fiable ne fournit des éclaircissements sur l’origine du peintre de cour Jean Perréal alias Jean de Paris. Peut-être existe-t-il quelque témoignage caché à découvrir et à interpréter. C’est là l’objectif de la présente recherche : 

Selon le premier chapitre, l’artiste au faîte de la création artistique française autour de 1500 est un descendant illégitime de Marguerite d’Anjou, reine d’Angleterre et d’un noble flamand.

Pour arriver à cette hypothèse, divers écrits de l’époque ont été consultés : A part Le Temple de Boccace et d’autres œuvres de Georges Chastellain, A.R.B. a eu recours à quelques poèmes hermétiques. 

Selon les énoncés du second chapitre, retraçant son état civil, le protagoniste, dont l’activité est documentée de 1483 à 1530, a vécu de 1470 à 1556, donc dans la clandestinité pendant un quart de siècle. Tout porte à croire que son épouse fut Marie de Luxembourg. La recherche de A.R.B. englobe aussi d’autres membres de sa famille et essaye de répondre aux questions soulevées par la succession de son grand-père René d’Anjou.

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Jean Perreals Beitrag zur fürstlichen Memoria in Brou, Stiftung und Grablege der Margarethe von Österreich

Norderstedt, 2009, ISBN:9789995961114 (50 €)

Luxemburg, 2010, ISBN: 9789995961183 (66€)

 

La contribution de Jean Perréal à la mémoire de Marguerite d’Autriche, fondatrice de l’église funéraire de Brou

 

La superbe église funéraire de Brou (à Bourg-en-Bresse) en gothique flamboyant avec des éléments Renaissance, érigée par l’archiduchesse Marguerite d’Autriche (†1530), gouvernante des Pays-Bas, a fait l’objet de nombreuses études: L’histoire de cette fondation a été retracée maintes fois, mais en un point les experts n’ont jamais cessé de diverger : celui concernant le concepteur de ce chef-d’oeuvre. Finalement un consensus a été trouvé : le maître de l’œuvre Loys van Boghem serait lui l’architecte de l’église ; quant aux tombeaux qui sont l’œuvre des sculpteurs Michel Colombe et Conrad Meigt, l’artiste Jan van Roome en aurait dessiné les plans.  

La correspondance entre Marguerite d’Autriche et son architecte Jean Perréal se rapportant à ce projet, révèle cependant qu’elle trouva ses plans et maquettes « bonnes » et « en toute perfection ». Sur la base de deux lettres de Perréal, les experts ont conclu que l’archiduchesse s’était détournée de lui en 1512 et avait chargé un autre à refaire les plans. 

A.R.B. a montré qu’il s’agit d’une correspondance diplomatique : Face à l’opposition à laquelle Marguerite se voit confrontée avec ce projet, le peintre de la cour royale française feigne de se retirer pour faire place à des ‘ouvriers’ bruxellois (ou flamands). Son astuce, c’est qu’il changea de nom (ce qui à l’époque n’était pas illégal sous certaines réserves), se désignant alors (dans certains documents en rapport avec les projet de l’archiduchesse) Jean de Bruxelles au lieu de Jean de Paris.  

Si cette thèse, visant à démontrer que Jean Perréal est bel et bien le concepteur de Brou, paraît assez simple, l’ouvrage de A.R.B. va bien au-delà d’une simple reconstitution de l’histoire du mausolée : Considérant les noms de deux artistes reliés à ce projet de construction, l’un au service de la cour royale de France, l’autre au service impériale des Habsbourg, elle évalue la possibilité d’une identité des deux. Il est évident qu’une telle recherche implique une confrontation de la vie et de l’œuvre de ces deux personnages, vus jusqu’ici séparément. C’est même peut-être pour avoir servi deux rivaux (voire antagonistes) sur le plan politiques que le souvenir de ce Jean de Paris à été éliminé sous le règne de François Ier. En tout cas, la quête de la vérité au sujet de l’un des plus fameux monuments au seuil des temps modernes a encore maintes surprises en réserve.

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Die spätmittelalterlichen Einhorn-Teppiche in Paris und New York.

Luxemburg, 2008, ISBN: 9789995961107 (40 €)

 

Les tapisseries à la licorne à Paris et à New York.

I. La Dame à la Licorne, une interprétation astrologique

II. La Chasse à la Licorne, et son auteur

 

Si la série de tapisseries au Musée Cluny de Paris, représentant La Dame à la Licorne est assez bien connue, celle qui se trouve au Cloisters à New-York, La Chasse à la Licorne, datant de la même époque et tout aussi belle, l’est bien moins. Pour A.R.B. il ne s’agit cependant pas, en premier lieu, de présenter ces œuvres qui ont déjà connu de multiples parutions prestigieuses, mais d’en éclaircir le sens et l’origine mystérieuse. 

La signification des messages héraldiques ne s’est pas perdue, mais on ne comprend plus spontanément ces indices cachés. Ces énigmatiques tapisseries nous révèlent d’avantage sur leur provenance qu’on ne l’a soupçonné jusqu’ici. La première partie met les différentes pièces de la tenture de la Dame à la Licorne en rapport avec les quatre saisons, les jours de la semaine, le panthéon grec, les différents métaux, couleurs, etc., pour conclure que c’est une œuvre alchimique. 

La seconde partie poursuit une nouvelle piste pour découvrir l’origine de la tenture de la Chasse à la licorne, dont A.R.B. attribue la conception et les petits projets à Jean Perréal : Dans au moins une pièce de la série new-yorkaise on découvre l’influence indéniable de Léonard de Vinci, avec lequel Perréal eut des rapports collégiaux.

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Eine Schottenkönigin als Dame à la licorne’

Luxemburg, 2010, ISBN: 9789995961121  (21 €)

 

La Dame à la Licorne, une reine d’Ecosse

 

Cette publication au sujet de tapisseries franco-flamandes de la fin du Moyen Age a encore comme thème les deux tentures à la licorne, dont le designer est, selon les arguments avancés dans cette étude, le peintre royal Jean Perreal. 

Le titre de l’ouvrage est en rapport avec la tenture parisienne de la La Dame à la Licorne. La théorie qui met cette série de tapisseries en rapport avec les Le Viste comme commanditaires, généralement acceptée par les chercheurs français, est mise en doute. Selon A.R.B. cette famille lyonnaise n’en est pas le commanditaire. Pour découvrir celui-ci il faut regarder dans une toute autre direction : Il s’agit, en toute probabilité, d’un hommage à Margaret Tudor, sœur de Henry VIII, épouse du roi écossais James IV. Le lion et la licorne y représentent les royaumes d’Angleterre et d’Ecosse. C’est là que ce rapport symbolique doit avoir trouvé son origine, longtemps donc avant que ce couple animalier ne devint officiellement le support des armoiries britanniques.  

Quant à la Chasse à la Licorne (au Cloître de New York) A.R.B. la considère comme un hommage à l’adresse d’Anne de Beaujeu, fille de roi et épouse de Pierre II de Bourbon. (La conclusion finale à ce sujet n’a cependant été découverte qu’un peu plus tard, et se trouve énoncée dans une publication française de 2012.)

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Memorialkultur und Kulturtransfer der Renaissance.

I. Von René d’Anjous Ritter CUER

 zu Kaiser Maximilians THEUERDANK.

 II. Das EHRENBUCH der Fugger.

Luxemburg, 2012, ISBN: 9789995961145 (37 €)

 

Memorialkult und Kulturtransfer der Renaissance montre la répercussion qu’un ouvrage de René d’Anjou, ‘Roy de Sicile’ a eue en Allemagne et en Autriche. Son chef-d’œuvre littéraire et artistique, Le livre du cœur d’amour épris, a exercé une sorte de parrainage sur l’étonnante production culturelle, destinée à préserver la mémoire du grand empereur Maximilien Ier. 

La nouvelle étude de A.R.B. constitue un pas en avant dans sa recherche sur Jean Perréal, lequel a (selon la seconde partie de cette étude) même provoqué la floraison augsbourgeoise des magnifiques généalogies créées sous les Fugger et leurs concitoyens.

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    Publications en français :

  

Les tapisseries de la Chasse à la Licorne et des Chasses de Maximilien

Les Chasses de Mansfeld.

Luxemburg, 2012, ISBN: 9789995961138 (38 €)

 

Cette étude iconographique et littéraire sur les tapisseries de la Renaissance se compose de trois parties : 

Au premier chapitre A.R.B. reprend le thème de la tenture new-yorkaise des Chasses à la Licorne, déjà traité auparavant dans deux publications allemandes (2008 et 2012), en y ajoutant une conclusion finale au sujet du concepteur, de l’acquéreur et des personnages historiques représentés.  

Le second chapitre aborde les grandioses tapisseries représentant les chasses sous Charles Quint, appelées Chasses de Maximilien ou Chasses des Guise. Selon A.R.B. cette tenture, une cimaise du riche Musée du Louvre, est une réédition améliorée d’une série perdue de tapisseries réalisées pour Maximilien Ier. 

Le troisième chapitre constitue une hypothèse assez surprenante : Partant d’un document d’archives évoquant les Chasses de Maximilien décorant les parois du château La Fontaine, l’auteur essaie d’élucider le rapport qui pourrait avoir existé entre la tenture en question et le gouverneur Pierre-Erneste de Mansfeld, constructeur et propriétaire de La Fontaine.

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La tenture du Mythe du Paradis, tapisseries flamandes de la Renaissance à Florence et Cracovie

Luxembourg 1992 (14 €)

 

La grande question soulevée par cette étude : Y eut-il une collaboration entre les deux maîtres de génie de la Renaissance, Léonard de Vinci et Jean Perréal, dans le domaine de la production de tapisseries ? Est-ce que ce furent eux qui fournirent les premières esquisses du grandiose Mythe de la Création et d’illustrations analogues ?